Pourquoi ces histoires de genre me dérangent

Sortons de la théorie.

L’éducation nationale a officiellement commencé cette année, dans 10 académies, à déconstruire les stéréotypes sexuels de nos enfants dès le plus jeune âge. Autant les vôtres, je vous avoue que je m’en tamponne un peu, autant pour les miens, je me sens bizarrement assez concerné.

Voilà comment j’imaginais l’avenir avant : mon fils deviendra un adulte, un jour il se mariera avec une femme, ils auront des enfants, ce qui fera de moi un grand-père gâteux, et de ma femme une belle mère chiante. Ses propres enfants reproduiront ce même schéma, ce qui fera de lui un grand-père heureux pendant que je boufferai les pissenlits par la racine.

Je sais que ce que je viens de vous décrire est horriblement réactionnaire, peut-être même homophobe, mais que voulez-vous, c’est comme ça que moi même je suis venu au monde, et n’ayant été pourvu par la nature que de facultés intellectuelles limitées, malgré tous mes efforts, je ne parviens pas – comme tout homme de gauche qui se respecte – à souhaiter de tout mon coeur que mon fils soit homosexuel ou mieux, que ma fille soit transsexuelle.
Non je n’arrive pas à m’imaginer cette scène du repas de famille dominical où ma femme et moi-même échangerons en coin les sourires complices de ces parents heureux qui se doutent que leur fils et son conjoint ont trouvé une mère porteuse et qu’il ne va pas tarder à leur annoncer la merveilleuse nouvelle.
Ni même à m’imaginer transporté de joie à l’annonce de l’opération prochaine et du changement de prénom de ma fille qui a décidé de s’appeler Bruno.

Non, j’ai beau essayer, je n’arrive pas à souhaiter autre chose pour mes enfants que ce schéma de famille hétérosexuelle d’un classicisme caricatural qui sent la vieille France rance. Je pourrais facilement prétendre le contraire, mais ce ne serait pas sincère.

C’est à cause de ce total manque de subtilité, que peut-être je partage avec deux ou trois de mes semblables, que j’ai la faiblesse de me demander quelles seront les conséquences de cette déconstruction des stéréotypes sur l’orientation sexuelle de mes enfants et que, par application du principe de précaution, je m’y oppose.

Créons des écoles pilotes pour tester ces pratiques, je ne doute pas une seule seconde que des foules de parents progressistes volontaires se bousculeront pour y scolariser leurs enfants. On regarde ce que ça donne dans 20-30 ans, et une fois qu’on a les idées claires, on décide.

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20 réflexions sur “Pourquoi ces histoires de genre me dérangent

  1. Essaie donc d’imaginer la scène et pense à tous les gens qui l’ont vécue. Pense à un repas de famille avec un type comme moi, que tout le monde prend pour homo parce que je suis un éternel célibataire.

    1. L’imaginer, c’est justement ce que j’essaye de faire. Te concernant, je peux faire un parallèle qui me touche de près : mon petit frère est lui aussi un célibataire endurci, et il n’est plus tout jeune. Nous (sa famille) ne savons strictement rien de sa vie privée. Homo ou pas, je m’en tamponne, et je n’ai pas eu besoin de l’ABCD de l’égalité pour l’aimer tel qu’il est, sans condition suspensive pour cause d’homosexualité.

  2. En fait, ce ne serait pas normal de souhaiter à ses enfants d’être hétérosexuel. Il existe une brochure du syndicat enseignant SNUipp où l’on pire lire des trucs hallucinants comme « l’hétérosexualité, loin de découler du sexe biologique ou de l’identité sexuée, n’est pas la forme naturelle de la sexualité, mais sa forme dominante, au sens où le système social la produit, la légitime, et stigmatise et infériorise socialement celles et ceux qui s’en écartent». Et là, je trouve votre idée très bonne: que les syndicalistes SNUipp mettent leurs enfants dans une école expérimentale où l’on déconstruira les stéréotypes de genre et qu’ils nous foutent la paix.

    1. J’ai vu ce programme du SNUipp, que je trouve d’ailleurs bien plus inquiétant que l’ABCD du petit progressiste en herbe parce que porté par le syndicat majoritaire des enseignants du primaire. Jusqu’à quel point ce programme est-il expérimenté sans que personne ne soit informé, je n’en sais rien, sous couvert de la sacro sainte « liberté pédagogique » de l’enseignant.

      Pour ceux que ca intéresse, on le trouve ici : Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire – SNUipp

      1. Oulala oui c vrai que c flippant 195 pages écrites en tout petit… D’accord pour l’opacité liée à la liberté pédagogique. Le monde s’est complexifié à notre insu. Si nos enfants sont à l’école pour apprendre à devenir des travailleurs, ou pour attendre de le devenir, l’Etat peut se voir non pas comme un propriétaire mais disons un actionnaire majoritaire… L’ingénieurie sociale fait couler de l’encre en commission, j’ai le texte je vais essayer de le lire. Ne soyons pas fénéants 🙂

  3. « Je sais que ce que je viens de vous décrire est horriblement réactionnaire, peut-être même homophobe, mais que voulez-vous, c’est comme ça ».

    Oh, soit, chacun pense comme il veut, vous avez parfaitement le droit d’être un infect réactionnaire propageant des rumeurs délirantes qui prouvent que vous n’avez jamais travaillé en milieu éducatif. La liberté d’expression avant tout.

    1. Vous connaissez cette phrase de Desproges : « les enfants, c’est comme les pets, on ne supporte que les siens ».

      Blague à part, ne faites pas semblant de ne pas comprendre.

  4. Tout à fait d’accord avec votre dernier paragraphe.
    Mais nous savons bien que c’est strictement l’inverse qu’il se passera ! Leurs enfants ne seront pas concernés par ce qu’ils mettent en place. Pas fous !

  5. Pourtant, vous savez bien que la théorie du genre, ça n’existe pas !
    Puisqu’on vous le dit !
    Pas plus que Haarp et les chemtrails…
    Toussa, c’est du débilo-complotisme et ça relève de la psychiatrie.

    Comme vous m’avez retirée de votre blogroll, j’ai fait de même.
    C’est de bonne guéguerre à deux balles ^^

    1. D’abord, je ne vous ai retiré de rien du tout, je ne m’occupes pas de la liste de liens pas très fournie que j’ai créé en même temps que le blog, ni pour en ajouter ni pour en supprimer.
      Cela étant dit, retirez moi de ce que vous voulez, je m’en tamponne, mais cette fois-ci, c’est du premier degré.

  6. à tous les coups vous êtes ce qu’il y a de pire en France : le blanc catholique hétérosexuel. Je vous laisse une dernière chance : jurez moi que vous ne buvez pas d’alcool, ne mangez pas de viande, ne roulez pas au diesel et ne fumez pas.

    1. lui je sais pas mais moi , effectivement , je bois de l’alcool ( du « subtil » traduction littérale de m’arabe littéraire du 12ème siècle),je ne crache pas sur une belle côte de boeuf et ,malheureusement,pour des raisons fiscales,je roule au diesel
      par contre ,je suis pire que catholique
      je suis athée intolérant
      ce qui met les trois religions du quadrilatère dans mon collimateur

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