Que faut-il attendre de la grande conférence sociale ?

Une « conférence des méthodes » avait eu lieu début Juin. Qui s’en souvient ? On aurait d’ailleurs dû l’appeler « conférence de l’ordre du jour ». Elle a en effet permis de caler les dates des 9 et 10 Juillet et d’adopter l’ordre du jour, préalablement fixé par Michel Sapin et Jean-Marc Ayrault, de la Grande Conférence Sociale.

La grande conférence sociale a lieu en ce moment. Un peu à la manière d’un séminaire d’entreprise, il y a des tables rondes, avec des thèmes, animés par les ministres plutôt que par les managers. On va faire des tours de tables. Chacun exposera son point de vue, que les autres connaissent déjà.

« On va tout mettre sur la table » a dit François Hollande. Tout mettre sur la table, c’est son truc. Déjà pour les négociations européennes, il allait tout mettre sur la table, pour accoucher dans la douleur d’un petit pacte qui sera bien vite oublié.

Mais parmi tous les sujets très importants discutés, il n’y aura pas celui de la représentation des salariés. C’est dommage, on aurait pu commencer par là, mais la table n’était pas assez grande. Et puis ce genre de discussion ennuie plutôt les syndicats, pour qui la question de la représentativité est vite dérangeante.

N’empêche, on redonnera, grâce à cette conférence, toute sa place au dialogue sociale. Peut-être même une place dans la constitution, c’est dire.
Le mot race, la règle d’or, le dialogue social, le droit de vote des immigrés… c’est curieux tout de même cette manie qu’ils ont à vouloir ajouter ou enlever des choses de la constitution. Même Parisot s’y est mis avec son droit d’entreprendre. Ils doivent confondre la constitution avec wikipedia.

Et après ? Concrètement ?

A la fin des séminaires d’entreprise, on va boire un coup. Ici on fixera un agenda et on définira des méthodes. On appellera peut-être ça des feuilles de route. On se donnera rendez-vous dans un an, sans doute pour « une conférence du bilan des concertations ». Et on boira surement un coup.
Concrètement, il ne rien attendre à court terme de cette mise en scène du dialogue avec les partenaires sociaux.

Il y en a un qui n’a rien compris, c’est Bernard Thibaut, qui n’était pas venu là pour « discuter d’une méthode et caler un agenda » mais pour prendre des décisions immédiates. Il va être déçu.

Mis à part lui, tout le monde à l’air content. Même Mélenchon n’a fait aucune déclaration, mais il faut dire qu’il est allé soigner sa déprime chez Hugo Chavez, le petit père de la révolution Bolivarienne, à Caracas.

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