Etre de gauche ou ne pas être de gauche, telle est la question

Manuel Valls était il y a peu (et peut-être toujours ?) le ministre préféré des français. Dans une interview donnée hier au Monde, il apporte quelques éléments de réponses à la question de la politique migratoire du gouvernement.

Il n’y aura pas de régularisation massive. On ne change donc rien en la matière, si ce n’est qu’on fait semblant qu’avant, tout ça se faisait de façon arbitraire. Décidément entre les contrôle d’identité au faciès et les décision arbitraires de régularisation… quels salauds ces fonctionnaires !
Si, une chose peut-être : « les personnes susceptibles d’être éloignées doivent être en mesure de faire valoir leurs droits« . Lesquels ?

Il annonce également sa volonté de simplifier le droit au séjour, de créer un titre de séjour de 3 ans, et enfin d’inverser la tendance en matière de naturalisation (c’est à dire l’augmenter puisqu’elle baissait depuis 2 ans nous dit-il).

Valls décrit là une ouverture de notre politique migratoire, qui est « celle du président de la République et du premier ministre » précise-t-il.

On n’a cependant retenu de l’interview qu’une phrase du ministre : « Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tous les sans-papiers« .

Le sang de Mélenchon, qui s’ennuyait un peu depuis son retour d’Hénin-Beaumont, n’a fait qu’un tour. « Cette phrase brille par sa stupidité » et encore « [Il] est en train de valider une thèse absurde du Front national« . C’est obsessionnel.
Non décidément ce pauvre Manuel Valls n’a rien compris. « Etre de gauche, c’est être partisan de l’humain d’abord ».

Besançenot n’a pas plus apprécié la leçon de gauchisme. Il se rappel à notre bon souvenir en déclarant à BFMTV : « Le gouvernement Ayrault, par la voix de Monsieur Valls, vient de commettre sa première grande faute politique, sa première grande fracture morale avec le peuple de gauche« .

J’en tire une conclusion : être « de gauche », si ça veut dire quelque chose, ce n’est pas très clair. Et quand on est si peu clair avec ses propres valeurs en matière d’immigration, on ferait bien de balayer devant sa porte avant de parler de droitisation de la droite ou d’autres stupidités du même calibre.

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2 réflexions sur “Etre de gauche ou ne pas être de gauche, telle est la question

  1. Etre de gauche ce serait être pour la régularisation des sans-papiers, donc être pour que ceux qui ne respectent pas la loi soient récompensés, donc c’est être pour le chaos, l’anarchie et le désordre…

    C’est clair…

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