Le temps de parole est à la défense

Bruno Roger-Petit pose dans un article la question suivante : « La droite est-elle hégémonique dans l’audiovisuel ? », ou plutôt devrais-je dire qu’il répond à cette question.

Si vous n’avez pas pris la peine de lire son article, en voici un résumé.

Un élu UMP, Geoffroy Didier, a adressé une lettre demandant  au CSA que le temps de parole d’Audrey Pulvar soit décompté de celui de François Hollande.
Un élu PS, Jérôme Impellizzieri, adresse alors une lettre demandant au CSA que les temps de parole de Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Etienne Mougeotte (LCI, RTL), Eric Revel (LCI, RTL), Eric Brunet (RMC, BFM TV), Catherine Nay (Europe 1), Yvan Rioufol (RTL, iTélé), Yves Thréard (iTélé), Guillaume Roquette (LCI, France Inter, France 2), Robert Ménard (Sud Radio, ITélé) et Jean-Pierre Pernaut (TF1) soient décomptés de celui de Nicolas Sarkozy.

Cette échange de politesses stérile mène cependant Bruno Roger-Petit tout droit à cette conclusion  :

Culturellement et politiquement, la droite française est hégémonique dans les médias audiovisuels. Preuve en est les noms cités par les deux conseillers régionaux. L’UMP Didier cite un seul patronyme, celui d’Audrey Pulvar, tandis que son homologue Impellizieri en cite dix, et s’offre même le luxe d’oublier le plus évident d’entre eux, Eric Zemmour, et quelques autres, bien plus évidents parfois que ceux qu’il a pris soin de répertorier.

et un peu plus loin :

L’échange des lettres envoyées au CSA par les deux Conseillers régionaux est la preuve ontologique de ce manque de pluralisme : là où l’élu UMP cite un nom, celui d’Audrey Pulvar, l’élu PS peut en citer dix !

Que Geoffroy Didier n’a-t-il point cité neuf noms de plus pour nous éviter de lire pareille bêtise !

Par exemple il ne faut pas bien longtemps à un non « professionnel de la profession » pour penser à Laurent Ruquier (Europe 1, France 2), Nicolas Domenach (iTélé, Canal+), Eric Nolleau (RTL, Paris Première), Guy Birenbaum (Europe 1), Géraldine Muhlmann (France 5), Claude Askolovitch (Europe 1, iTélé), Rokhaya Diallo (RTL, Canal+), Hélène Jouan (France 2, France Inter), Roland Cayrol (France 5, RTL).
Et pour faire pendant à Eric Zemmour, on peut s’offrir le luxe d’ajouter Bruno Roger-Petit lui-même, qui officie, certes en tant que journaliste sportif, sur Europe 1, mais qui passe régulièrement sur les plateaux d’iTélé et de Direct8.

Le présent article est donc la preuve ontologique que Bruno Roger-Petit raconte parfois vraiment n’importe quoi.

Revenons pour conclure à la question initiale, à savoir celle d’une prétendue hégémonie de la droite dans l’audiovisuel. La question n’a d’intérêt qu’au regard du pouvoir d’influence de la télévision et de la radio sur l’opinion, sinon elle ne se poserait pas.

Pourquoi donc s’arrêter à l’audiovisuel et ne pas regarder du côté de la presse ? Serait-ce parce que la gauche y serait hégémonique ?

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