Un aller simple pour Alep s’il vous plait

Il faut arrêter de chercher à empêcher les jeunes ou moins jeunes candidats aux djihad de rejoindre les rangs de l’EI et consort. Au contraire, il faudrait même leur payer le billet d’avion, mais soyons clair : c’est un aller simple.

On ne pourra pas empêcher des français musulmans de vouloir vivre selon la charia et les préceptes d’un islam radical, mais nous n’acceptons pas cet islam sur notre sol. Par conséquent, pour vivre conformément à leurs croyances, ils doivent partir, et si ça leur chante aller rejoindre l’EI en Syrie ou ailleurs. Ca ne me dérange pas, du moment qu’ils ne reviennent jamais.

Evidemment, cela signifie que tout départ de cette nature est synonyme de déchéance de la nationalité et d’interdiction définitive de séjourner en France.

Nous serons débarrassé de ceux qui sont vraiment décidés, ça fera réfléchir ceux qui ne sont pas sûrs de leur coup, et on évitera le retour de fous dangereux qu’on aura de plus en plus de mal à gérer.

Syrie, l’appel à manifestation du NPA, du FDG, d’EELV et de la CGT

Non je plaisante. Qui se préoccupe de 170.000 morts syriens quand Israël « massacre » des palestiniens.

Demain, c’est une manifestation de soutien à Gaza qui aura lieu dans les rues de Paris.

Cette manifestation est portée par le « Col­lectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israé­liens et Palestiniens ».

Le texte de l’appel à manifester, pour une paix juste et durable donc, précise ses revendications ou motivations qui sont les suivantes :

  • Pour l’arrêt immédiat des bom­bar­de­ments sur Gaza
  • Pour l’arrêt de l’agression israé­lienne en Cis­jor­danie et à Jéru­salem
  • Pour la levée du blocus, illégal et cri­minel, de Gaza
  • Pour des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’au respect du droit inter­na­tional
  • Pour le soutien au peuple pales­tinien et au gou­ver­nement d’entente nationale

Et « pour l’arrêt immédiat des tirs de roquettes sur Israël » ? Non ?

On peut critiquer – s’émouvoir – manifester contre la politique du gouvernement Israélien. Mais les citoyens israéliens ? Ils méritent moins que les palestiniens qu’on ne leur foutent pas de bombes sur la gueule ?

Un oubli surement.

Le texte de l’appel indique, je cites « Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement pales­tinien d’entente nationale ».

Au prétexte de tirs de roquettes.

Ben oui c’est vrai quoi, qui n’a jamais pris une roquette dans son salon tirée par un voisin facétieux ? Je ne vois vraiment pas qui d’autres que les israéliens se sentirait agressé par quelques roquettes à droite à gauche, c’est de la susceptibilité mal placée.

Un déluge de feu, au prétexte de tirs de roquettes.

C’est un poil trop neutre comme formulation. Moi j’aurai plutôt dit un « déluge apocalyptique de feu destructeur mortellement infernal, au prétexte de tirs de dérisoires petites roquettes inoffensives comme tout ».

Bref, ce prétexte cache donc l’« objectif avoué » : mettre fin au gouvernement d’entente nationale. Mais avoué par qui ? Et à quoi bon prétexter je ne sais quelle excuse si on avoue ? Mystère.

Et le hamas dans tout ça ?

Pas un mot. Même pas sur ses objectifs qui eux sont avoués, par écrit, dans la charte du mouvement :

Israël, par sa judéité et ses Juifs, constitue un défi pour l’islam et les musulmans

(…)

L’Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- a dit : « L’Heure ne viendra pas avant que les musulmans n’aient combattu les Juifs (c’est à dire que les musulmans ne les aient tués)

Les braves gens ! On se demande vraiment pourquoi les israéliens sont moyennement chaud pour dialoguer. Trop susceptibles je vous dis.

On peut lire l’intégralité de la charte dont proviennent les très courts extraits ci-dessus sur le site du CNRS. C’est instructif.

Collectif pour une paix juste et durable

Dites les amis, puisque vous êtes là pour la paix, si vous commenciez par une prise de position un peu plus « juste ».

Isralestine

Après avoir réglé le problème de la dette et de l’enseignement de l’égalité à l’école, je constate que le conflit Israélo-palestinien suscite l’émotion. Ca me fatigue de devoir tout faire, mais je vais donc le régler.

Je propose la création de l’Etat d’Isralestine.

Cet Etat sera issu comme son nom l’indique de l’actuel Etat d’Israël, de la bande de gaza, de la cisjordanie.

Tous ses habitants recevront automatiquement la citoyenneté isralestinienne qui ouvrira les même droits à tous, quelle que soit leur religion et leur origine.

Ils n’auront pas le droit de se taper dessus, même à mains nues, sinon ils iront droit en prison et n’auront pas le droit de passer par la case départ.

Le drapeau isralestinien est blanc, vert, bleu avec un peu de rouge là et là. Il ne portera aucun signe religieux parce que bon.

Voilà, maintenant les grattes papier du Quai d’Orsay et de l’ONU n’ont plus qu’à s’occuper des détails.

Je vous demande de rester calme quelques semaines avant de refoutre le bordel, je voudrais pouvoir partir en vacances tranquille. Merci.

Gaza : ce n’est donc qu’un problème de statistiques

L’esprit le plus éclairé relèvera dans l’actualité récente une petite baisse de forme du lobby sioniste théoriquement tout puissant. Alors que tous les journalistes sont comme chacun sait soit juifs soit sionistes, les médias sont restés plus discrets sur les « incidents regrettables » en marge des manifestations pro-palestiniennes que sur le décompte des victimes civiles – que je déplore – des frappes militaires israéliennes sur Gaza qui ouvre tous vos journaux. Quelle maladresse ! Si j’étais le lobby sioniste, je virerai tous les journalistes.

Mais parlons plutôt un peu chiffres.

Nous sommes donc bien informés du décompte des victimes palestiniennes, tristement nombreuses, depuis le début de ce conflit.

Nous savons aussi que le hamas procède depuis le début du conflit à de nombreux tirs des roquettes sur Israël. Petites précisions techniques pour les amateurs d’armes, les roquettes sont des engins

  • pouvant porter des charges explosives de plus de 150 kg (quand ça fait boum, ça peut tuer pleins de gens)
  • et atteindre des cibles à 150 kilomètres et plus (la distance approximative entre Gaza et Tel Aviv est de 70 km par la route d’après google maps)

… ce ne sont pas à proprement parler, et contrairement à ce que font semblants de semblent croire certains des jouets inoffensifs.

Et elles ne sont pas tout à fait entre les mains de petits farceurs non plus. Les tirs du hamas ciblent, entre autres, l’aéroport de Tel Aviv, une cible où comme chacun sait aucun civil n’est visé puisque le hamas ne ferait pas de mal à des civils, contrairement aux israéliens.

Remuons nos méninges.

Sachant qu’un avion qui s’apprête à décoller est plein de carburants et emporte disons 200 passagers. Sachant que si cet avion explose il n’y aura pas de survivants.

A partir de combien d’avions touchés les israéliens pourraient-ils légitimement chercher à détruire les armes du hamas ?

Sachant que les statistiques ne sont pour le moment pas en leur faveur, est-il bien raisonnable de la part des israéliens de détruire en l’air les missiles tirés par le hamas sur leur aéroport au détriment de leurs statistiques ?

Question subsidiaire.

Sachant qu’un missile tiré par un F-16 israéliens sur une réserves d’armes explosives est susceptible de provoquer une déflagration importante présentant à coup sûr des risques pour la santé, où convient-il d’entreposer ses réserves d’armes dans l’intérêt des populations civiles dont on défend les intérêts et l’aspiration légitime à vivre en paix : dans la cave d’un immeuble d’habitation, a proximité d’un hôpital ou d’un lieu de culte, ou à bonne distance de tout immeuble abritant des civils ?

 

Dernière minute :
J’apprends en écoutant le poste qu’Israël accepte le cessez le feu proposé par les égyptiens, que le hamas vient de refuser.
Voyons-voir si les manifestants pro-palestiniens vont descendre dans les rues avec la même ferveur pacifique pour manifester contre le hamas, ce qui prouverait à tout un chacun qu’ils sont avant tout pour la paix et ne sont animés par aucune arrière pensée plus obscure.

Comment ça les noirs courent plus vite ?!

Horreur ! Qu’apprends-je !

Jean-Michel Larqué, à l’occasion de la demi-finale entre l’Argentine et les Pays Bas aurait par l’un de ses commentaires sous entendu que les noirs courent plus vite que les blancs.

Comment, au 21eme siècle, peut-on oser dire que les noirs courent plus vite que les blancs ?

Mon sang, vous vous en doutez, n’a fait qu’un tour et je viens ici partager mon indignation devant ce que j’ose qualifier de crime contre l’humanité.

J’espère bien que les plus hautes instances dirigeantes de notre pays, SOS racisme, le CRAN, le Président de la République, vont s’emparer de cette affaire pour que Jean-Michel Larqué soit promptement condamné à présenter ses excuses et démentir ce propos nauséabond, en réaffirmant que les noirs ne courent pas plus vite que les blancs.

On peut, il est vrai, se demander pourquoi ce sont les noirs qui gagnent la course s’ils ne courent pas plus vite ?
C’est une énigme. Mais de vous à moi je soupçonne la manifestation d’une attitude raciste de la part des blancs, qui courent certainement plus vite mais font exprès de perdre par pure méchanceté.

Come back

Je ne reviens que brièvement pour m’amuser de voir nos amis de gauche retrouver un peu d’enthousiasme à l’occasion de la mise en examen de Sarkozy.

C’est après tout leur premier motif de réjouissance depuis deux ans de présidence normale, ce ne serait pas très charitable de leur reprocher d’en sourire pendant quelques heures.

Le premier et probablement aussi le dernier, à moins d’une performance de l’équipe de France au Brésil.

 

Pourquoi ces histoires de genre me dérangent

Sortons de la théorie.

L’éducation nationale a officiellement commencé cette année, dans 10 académies, à déconstruire les stéréotypes sexuels de nos enfants dès le plus jeune âge. Autant les vôtres, je vous avoue que je m’en tamponne un peu, autant pour les miens, je me sens bizarrement assez concerné.

Voilà comment j’imaginais l’avenir avant : mon fils deviendra un adulte, un jour il se mariera avec une femme, ils auront des enfants, ce qui fera de moi un grand-père gâteux, et de ma femme une belle mère chiante. Ses propres enfants reproduiront ce même schéma, ce qui fera de lui un grand-père heureux pendant que je boufferai les pissenlits par la racine.

Je sais que ce que je viens de vous décrire est horriblement réactionnaire, peut-être même homophobe, mais que voulez-vous, c’est comme ça que moi même je suis venu au monde, et n’ayant été pourvu par la nature que de facultés intellectuelles limitées, malgré tous mes efforts, je ne parviens pas – comme tout homme de gauche qui se respecte – à souhaiter de tout mon coeur que mon fils soit homosexuel ou mieux, que ma fille soit transsexuelle.
Non je n’arrive pas à m’imaginer cette scène du repas de famille dominical où ma femme et moi-même échangerons en coin les sourires complices de ces parents heureux qui se doutent que leur fils et son conjoint ont trouvé une mère porteuse et qu’il ne va pas tarder à leur annoncer la merveilleuse nouvelle.
Ni même à m’imaginer transporté de joie à l’annonce de l’opération prochaine et du changement de prénom de ma fille qui a décidé de s’appeler Bruno.

Non, j’ai beau essayer, je n’arrive pas à souhaiter autre chose pour mes enfants que ce schéma de famille hétérosexuelle d’un classicisme caricatural qui sent la vieille France rance. Je pourrais facilement prétendre le contraire, mais ce ne serait pas sincère.

C’est à cause de ce total manque de subtilité, que peut-être je partage avec deux ou trois de mes semblables, que j’ai la faiblesse de me demander quelles seront les conséquences de cette déconstruction des stéréotypes sur l’orientation sexuelle de mes enfants et que, par application du principe de précaution, je m’y oppose.

Créons des écoles pilotes pour tester ces pratiques, je ne doute pas une seule seconde que des foules de parents progressistes volontaires se bousculeront pour y scolariser leurs enfants. On regarde ce que ça donne dans 20-30 ans, et une fois qu’on a les idées claires, on décide.

Genre : demandez le programme

Après avoir  – brillamment – résolu le problème de la dette il y a quelques mois, je reprends du service pour résoudre le délicat problème de l’enseignement du genre à l’école.

Analysons le problème : le gouvernement veut promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. C’est un bon objectif, auquel souscrit le plus grand nombre, mais pour ce faire, il se propose de déconstruire les stéréotypes sexuels de nos enfants dès le premier âge, ce qui ne manque pas d’inquiéter bon nombre de parents, et de susciter des tensions sociales peu propices à l’apaisement généralisé.

Voici donc, sans plus attendre, la solution, immédiatement opérationnelle puisque sous forme d’une fiche pédagogique destinée aux enseignant-e-s.

CYCLES 2 ET 3
CP CE1 CE2 CM1 CM2

OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
▪ Favoriser l’égalité homme / femme

MATÉRIEL
▪ aucun

DURÉE
1 séance de moins de 5 minutes

DÉROULEMENT DES SÉANCES
L’enseignant-e prend le parole devant la classe

ACTIVITÉ DES ÉLÈVES
Écouter l’enseignant-e

ACTIVITÉ DE L’ENSEIGNANT-E
Dire aux élèves : « Les enfants, les femmes et les hommes, les filles et les garçons ont exactement les même droits. Ils peuvent faire les mêmes études, les même métiers, les mêmes sports, à quelques exceptions près, et ont tous droits au même respect. Souvenez-vous en en grandissant. Maintenant, prenez vos cahier de grammaire, on va reprendre la leçon sur l’accord du participe passé en genre et en nombre »

Voilà, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.

Genre il n’y a pas de théorie

On explique ici et là que la théorie du genre n’existe pas. Que c’est un vilain procès d’intention. Un délire paranoïaque de ces fous de dieu cathos qui flirtent avec le fascisme.

J’assistais hier en fin de journée à la causerie donnée, comme à chaque début d’année scolaire, par l’institutrice de la classe de CM2 de mon fils, une trentenaire souriante qui nous a fait une très bonne impression.

Au cours de l’heure et demi qu’a duré cette réunion, elle a précisé l’emploi du temps et évoqué différents sujets : lectures, projets, sorties, devoirs, notations qui nous laissent penser qu’elle prépare aux enfants de sa classe une bonne année scolaire, sérieuse et intéressante.

Elle nous a également informé qu’elle n’enseignerait pas cette année, je la cite, la théorie du genre. La pauvre femme ne devait pas savoir que ça n’existe pas.
Elle a précisé, je cite toujours, que ça se fera au collège l’année prochaine. Apparemment, elle n’est pas la seule.

Vous conviendrez je l’espère avec moi que pour une théorie qui n’existe pas, ça à l’air rudement concret.

Quant à l’enseignement de cette théorie imaginaire, formellement démenti, on pourrait facilement avoir l’impression qu’il se prépare, voire qu’il commence dès à présent. Heureusement, je ne suis pas tombé dans le panneau.

Laïcité : le doigt dans la charte

Je n’ai pas résisté à ce titre, il fallait bien que quelqu’un le fasse alors je me suis dévoué.

Mais trêves de plaisanterie, j’ai lu la fameuse Charte de la Laïcité.

Ca commence comme ça :

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Qu’est ce que c’est que cette connerie de République sociale ? La dernière étape avant la République socialiste ?

Avant de juger que j’y mets de la volonté, imaginons, juste pour rire, qu’un ministre de l’éducation dans un gouvernement de droite ait pondu une charte à afficher dans toutes les écoles dont le préambule aurait défini la France comme une République libérale ?

Alors c’est très bien de rappeler dans cette charte que « l’Etat est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles ». C’est très bien même, mais qu’il le reste aussi, neutre, à l’égard des convictions politiques.