On me dit que l’égalité c’est pour aujourd’hui

Alors moi, comme j’aime l’égalité, je suis content.

Bon, ce soir j’avais prévu de regarder le match Bayern Munich – Barcelone avec des potes, donc je ne serais pas de la fête, mais je promets de consacrer au moins une bière à célébrer l’événement.

Avant ça, je voulais partager ma satisfaction avec vous.

Je dois avouer que je ne sais pas encore ce qui me fait le plus plaisir dans cette histoire, aussi je vais vous livrer les idées telles qu’elles me viennent.

Par exemple, si on retourne au moyen âge, disons il y a un an, je ne sais pas vous, mais moi je savais bien qu’il y avait des homophobes en France, des types un peu bas de plafond qui n’aiment pas les pédés parce qu’ils sont pédés. C’est moche, mais c’est comme ça. Enfin, c’était.
Parce que là, croyez le où pas, ce soir, à peine la loi votée, paf, terminé, fini, y’en aura plus. Ces gars là vont, vers 19h-19h30, avoir le rouge de la honte qui leur monte au front (qui doit être national) et il vont se rendre à l’évidence, ils se trompaient sur les pédés, qu’ils qualifierons dès lors d’homosexuels, et traiterons avec le plus grand respect.

Vous verrez.

Certains esprits chagrins viendront dire que oui, ce projet aura mis le pays à feu et à sang pendant des mois, et que ce n’est peut-être pas fini, et que peut-être il y a d’autres priorités que de s’écharper sur ce sujet.

Ben voyons. Ne les écoutez pas.

Ce sont des gens de droite. Probablement des catholiques intégristes. Peut-être même des vichystes.
D’ailleurs, comme le dit Sihem Souid avec un sens aigu de la mesure, et sans sombrer dans les amalgames douteux qui sont l’apanage de le droite, ces gens là n’ont ils pas des têtes de nazis ?

Je tiens à souligner le courage remarquable dont fait preuve cette jeune femme sur twitter, haut lieu du débat d’idée, en y menant la lutte contre l’obscurantisme. C’est d’autant plus méritant que son emploi du temps, entre la communication de la Gauche forte au PS et les chroniques au HuffingtonPost et au Point, lui laisse déjà bien peu de temps pour faire le métier de fonctionnaire pour lequel j’espère qu’elle est toujours rémunérée.

Je retiendrai aussi que le gouvernement a bien démontré qu’il avait un cap. Que dis-je, un cap ? Un engagement numéro 31. Et pas que. Il avait aussi une boîte à outil, prêtée par le Président lui-même. Et aussi une méthode, celle du dialogue, pour gouverner sans diviser comme le faisait son odieux prédécesseur.
D’ailleurs, le pays n’est-il pas de toute évidence enfin apaisé, ne sentez-vous pas cette vague d’enthousiasme communicatif qui parcourt toute notre société ? Je crois que ca saute aux yeux si on est de bonne foi. Peut-être un poil plus si on est de gauche.

A contrario, je ne retiendrai pas que des musulmans ont manifesté contre le mariage pour tous. Pas envie, ca m’arrange pas.
Enfin, heureusement, contrairement aux catholiques qui étaient une majorité fasciste haineuse homophobe et anti-républicaine, les quelques opposants musulmans n’étaient qu’une infime minorité, bien paisible, tolérante comme tout, et scrupuleusement respectueuse de la République.

Voilà, je ne vous cache pas que je suis quand même un petit peu déçu pour la PMA et la GPA qui ne font pas partie de ce spectaculaire progrès social, de ce sursaut salutaire qui va tirer notre pays de tous ses ennuis. Mais je suis confiant, ça viendra vite maintenant.

Merci à notre grand Président François Hollande pour ce grand succès de la gauche, vive la République, fuck freedom, et mort aux cons (vaste programme).

Cette gauche nauséabonde

Une polémique a opposé Jean Quatremer, journaliste à Libé, et Mediapart sur les propos tenus par Mélenchon dimanche dernier en marge du festival de l’insulte de Bordeaux.

Quatremer citant l’AFP prêtait ce propos au leader du PG :

Moscovici « ne pense pas français (…), il pense finance internationale »

Il en a fait un billet sur son blog dont voici un extrait où il évoque le relent d’antisémitisme qu’il déduit fort justement de ce propos :

"Pourquoi « relents d’antisémitisme » ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : Moscovici est juif, ses grands-parents sont originaires d’Europe centrale et orientale, il ne l’a jamais caché, et Mélenchon qui a milité dans le même parti que lui pendant près de 30 ans le sait parfaitement. Dire qu’il ne pense pas « français », c’est remettre en cause son identité française, c’est flirter avec cet antisémitisme d’extrême droite qui fait des juifs – forcément toujours un peu apatrides et donc qui ne pense pas français – les fourriers du capitalisme international (« il pense finance internationale »). Mélenchon, un homme cultivé qui connaît son histoire, ne peut pas plaider l’ignorance de ce que sa saillie évoque. Mais, attention, je ne dis pas qu’il est antisémite, car je ne le crois pas. Simplement, il joue avec les mots et les mémoires pour s’attirer les sympathies d’une certaine France moisie."

Mais voilà, Médiapart avait raison, le propos n’était pas tout à fait celui-là :

 

Rien à dire ?

Je crois pour ma part que ca ne change strictement rien : Moscivici reste Moscovici, et le sous entendu parfaitement volontaire sur "la finance internationale apatride" reste, pour reprendre l’expression de Quatremer, un "sifflet à ultrason antisémite".

Ajoutons à cela que l’actualité récente nous a rappelé l’idolatrie de Mélenchon pour Chavez, connu pour ses positions ambigües sur le sujet, et pour son amitié sans ambiguité avec l’Iran, ce pays qui veut officiellement "rayer Israël de la carte".

Je ne sais pas si Mélenchon est véritablement antisémite, mais ce dont je suis a peu près certain, c’est que pour aller chercher des voix ou souffler sur les braises il n’a aucun scrupule à faire usage de la même rhétorique, toute en sous entendus, qui a rendu Jean-Marie Le Pen tristement célèbre en sont temps.

Les "salopards" du PG de Mélenchon, dont il faut rappeler que l’idéal est la dictature du prolétariat qui a causé des bains de sang partout où elle a été expérimentée, sont dangereux pour la démocratie.
Il serait temps que le PS prompt à appeler au front républicain contre le FN en appelle à ce même front républicain contre cette gauche nauséabonde. Si le PS continue à accepter ce genre de compromission pour gagner des élections, il ne faudra pas venir couiner si la droite finit par en faire de même.

L’humain d’accord, mais moi d’abord

Depuis la mort de Chavez une estimation de la fortune de sa famille à 2 milliards de dollars circule. Il semblerait que ce soit une rumeur propagée par l’hydre capitaliste, mais Médiapart doit certainement mener l’enquête pour faire triompher la vérité, une fois de plus.

Pendant ce temps, aux antipodes :

Le parlement chinois, ou Assemblée Nationale du Peuple (ANP), compte 83 milliairdaires en dollars dans ses rangs, selon le décompte de l’institut Hurun, basé à Shangai. Le montant moyen de leur fortune s’élève à 3,35 milliards (Le Canard enchaîné du 13 mars 2013

Le communisme est l’ennemi le plus redoutable du peuple.

Front National de Gauche

En mourant, Chavez nous aura au moins permis d’y voir un peu plus clair :

Il y en a bien évidemment d’autres, au PS et au PC, qui se joignent à ces humanistes dans le chagrin et le souvenir, comme Taubira, Hamon et tellement d’autres.

Aujourd’hui plus qu’un autre jour, je suis heureux de ne pas être dans le camp du bien et du progrès.

Alors, heureuse ?

55% des 18 millions de voix en faveur de François Hollande ne sont donc pas encore déçus. Soit 9,9 millions de français.

Rapporté à 37 millions de votants, ça nous fait pas loin de 75% de mécontents. Pour le moment.

Carence du pouvoir

" Ce n’est pas la rue qui fait la loi. " François Hollande, Janvier 2013

Vous souvenez-vous de la grève de la fonction publique du 31 Janvier dernier ? La revendication principale des manifestants : la journée de carence mise en place par le gouvernement précédent fin 2011.

Trois semaines plus tard, Marylise Lebranchu annonce sa suppression.

Sur le site d’Europe 1 on pouvait fin janvier lire ceci :

Il n’existe pas de bilan officiel, mais des tendances émergent clairement, en tout cas dans les hôpitaux français. Selon les informations d’Europe 1, dans la moitié des plus gros établissements (les CHU), on constate ainsi une baisse de l’absentéisme depuis un an. C’est le cas à Strasbourg, à Lyon, Reims, Rouen, Nice, Dijon, Nantes ou Rennes. Et dans l’autre moitié, s’il n’y a pas de baisse, il y a un coup d’arrêt, alors que l’absentéisme était à la hausse les années précédentes. Le gouvernement attend de son côté pour se prononcer un rapport sur le sujet pour la fin février.

Et encore ceci :

cela représente tout de même une économie annuelle de 400.000 euros pour l’hôpital, c’est à dire 0,2% de la masse salariale, soit 10 emplois", témoigne ainsi au micro d’Europe 1 Pierre-Charles Pons, directeur général du CHU de Dijon, qui emploie 6.500 agents. "Cela fait des économies grâce aux jours de carences non payés. Et cela freine les arrêts de courtes durées, donc cela entraîne moins de désorganisation", se réjouit-il.

Et encore ceci :

"Nous enregistrons une baisse de 20% de l’absentéisme pour des maladies ordinaires. Ces 20% représentent à peu près 4.600 jours de travail sur ensemble personnel, soit 150.000 euros d’économie par an (…) c’est la première fois qu’on observe une telle tendance."

Décidément, quelle gâchis ! Il devenait vraiment urgent que le gouvernement y mette bon ordre. La ministre l’a indiqué aux échos, "les effets sur l’absentéisme ne sont pas démontrés", et c’était "humiliant" et "injuste".

A propos d’injustice, j’en profite pour annoncer une bonne nouvelle aux salariés du privé : ils resteront quant à eux soumis à un délai de carence de 3 jours pour le moment. Le délai ne passera à 4 jours que s’il n’y a pas d’alternative. Il faut bien que quelqu’un paye.

Redresseur de tort

Avec sa désormais célèbre diplomatie, le redresseur productif a vertement tancé le PDG de TITAN, Maurice Taylor. Il faut dire que malgré ses prédispositions patronymiques, monsieur Taylor n’avait pas fait dans la dentelle dans le courrier révélé par les échos aux termes duquel l’éventualité d’une reprise du site Goodyear d’Amiens par sa société semble pour le moins compromise.

La réponse de Montebourg ne s’est donc pas fait attendre longtemps. Dans son registre caractéristique, il menace :

Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller (…) avec un zèle redoublé vos pneus d’importation

Il raille :

Puis-je vous rappeler que Titan, l’entreprise que vous dirigez est 20 fois plus petite que Michelin, notre leader technologique français à rayonnement international, et 35 fois moins rentable.

Grâce à ce courrier, c’est avec une fierté retrouvée que les salariés de Goodyear pourront aller s’inscrire à l’ANPE la tête haute une fois leur usine fermée.

Quant à Taylor, les menaces d’un ministre un peu agité qui sera viré au prochain remaniement, il s’en fout, il est rich.

La réforme des rythmes scolaires n’aura pas lieu

J’ai lu un billet intéressant d’une participante à la réunion d’information et de dialogue sur les rythmes éducatifs au cours de laquelle Delanöé a été chahuté et a déclaré :

Ou vous m’aurez convaincu de ne rien faire, et je proposerai pas la réforme pour septembre 2013; ou je penserai que malgré les oppositions, les blocages, on peut faire une réforme qui soit un progrès pour tous (…). Si je sens que je peux le faire je le ferai

C’est bientôt les municipales non ?

Au delà de la basse cuisine politique qui anime manifestement le maire de Paris plus que le progrès de qui que ce soit d’autre qu’Anne Hidalgo, ça me fait un peu mal aux fesses de donner raison aux syndicats d’enseignants, mais pour une fois…

D’abord reprenons le fil "logique" de cette réforme.

Le symptôme : nos résultats PISA sont nuls à chier partout, surtout aux vues de ce qu’on dépense pour l’éducation nationale de nos mômes par un petit million de fonctionnaires.

Le diagnostic qui sous-tend la réforme dite "une réforme à la con de plus" : on est mauvais parce que nos enfants ont moins de jours d’école que chez nos voisins de l’OCDE. 144 jours chez nous contre 187 jours chez les autres en moyenne. On leur collerait par conséquent des journées plus longues, pour compenser. Résultat : patatra, les rythmes biologiques ne sont pas respectés, les enfants ne peuvent pas bien apprendre, et ils font tout faux aux tests PISA, et ils sont exclus du système scolaire…
Même si c’est une erreur de diagnostic grossière, il faudrait quand même remédier à ce vrai problème. La solution est évidente avec un poil de bon sens et une solide paire de couilles sacré dose de courage politique : réduisons les vacances (d’été mais pas que) ça résoudra le problème et ça arrangera à peu près tout le monde. Sauf les enseignants, évidemment, ce qui explique qu’on ne l’envisage même pas et qu’on préfère remettre dans la semaine une demi journée supprimée par la droite, réforme à laquelle les enseignants étaient déjà opposés, mais moins, puisqu’une journée de boulot en moins pour l’instit’, après tout, ça ne devait pas être si mauvais que ça pour les enfants.

Le bon diagnostic : avant de faire semblant de "réformer" les rythmes scolaires, ce dont on mesurera au mieux dans une dizaine d’années que ça n’aura eu aucun effet, la logique élémentaire veut qu’on se pose la question de ce qu’on enseigne et comment on l’enseigne.
L’école primaire n’a pas besoin d’un aménagement de ses horaires hebdomadaires, elle a besoin de faire table rase.
Quand verra-t-on un enseignement des langues vivantes décent en primaire ? Un cours d’anglais par un prof d’anglais, pas par un instit, même de bonne volonté, mais qui parle l’anglais comme un vache espagnole. Mon fils va quitter l’école primaire en ayant appris à dire son nom dans un anglais approximatif au bout de quatre ans d’une pratique aléatoire laissée à la discrétion de chaque instit’. Quand verra-t-on un enseignement de la musique décent ? Et avec des vrais instruments. Il faut interdire la flûte à bec dans les écoles, ça fait trop de dégâts, que dis-je supprimons les mots "flûte à bec" de la constitution.
Et les sciences ? Et les nouvelles technologies ? Et l’histoire ? Et l’art ? Et le sport ? Et le tout assuré par plusieurs enseignants pour une classe au lieu de l’absurde instit’ à tout faire, ce qui au passage rendrait la gestion des absences des enseignants bien moins problématiques, faciliterait la gestion des classes difficiles, et rendrait moins stressant l’exercice du métier d’enseignant en primaire.

Bref, puisqu’aucun gouvernement de droite ne peut raisonnablement engager une réforme profonde de l’éducation nationale, qu’au moins ce gouvernement qui produit des dégâts considérables par ailleurs serve à quelque chose en mettant en oeuvre une réforme courageuse de l’école, plutôt que de coller une dose d’amphétamine à ce poulet sans tête pour le faire courir un peu plus longtemps en recrutant 60.000 fonctionnaires supplémentaires dont nos finances se passeraient volontiers.

La prochaine fois, je vous dirai ce que je pense de la  "liberté pédagogique de l’enseignant".

Purification médiatique

Décidément la gauche – oui celle qui accusait Sarkozy de vouloir contrôler les médias – a une conception bien particulière de la liberté de presse et d’opinion.

Je vous parlais il y a deux jours de la mise en demeure d’informer un plus à gauche envoyée par un député PS à un président socialiste fraichement nommé au CSA (en toute normalité).

Je découvre aujourd’hui que Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière (conseiller de Paris et secrétaire national du Parti de Gauche) se sont eux aussi fendu d’un petit rappel à l’ordre, cette fois-ci au président de France Télévision sur le départ, Rémy Pfimlin et au même président du CSA qui reçoit décidément beaucoup de courrier en ce moment !

Il faut dire que France 3 a diffusé le 23 Janvier dernier dans l’émission "L’ombre d’un doute" le documentaire "Robespierre bourreau de la Vendée ?", qui aurait été déjà fois diffusé les 7 mars et 16 août 2012, et s’apprêterait à le rediffuser encore le 4 Mars prochain, ce qui traduit à l’évidence selon nos deux dentelières une entreprise de propagande contre-révolutionnaire et anti-républicaine.

Si la diffusion du 7 Mars 2012 est avérée, d’après Télérama et Télé Loisirs l’émission du 16 Août était consacrée au Chevalier d’Eon.
J’ai par ailleurs regardé l’avenir dans ma boule de cristal et aussi sur Télérama, et je n’ai vu ni dans l’un ni dans l’autre de signe de rediffusion du documentaire incriminé.

Je ne m’attarde pas beaucoup plus sur le contenu du courrier que vous irez peut-être lire vous même, où le duo d’historiens Mélenchon-Corbière explique que le documentaire est non conforme à leur idée de la vérité historique.
Vous avouerez qu’un documentaire qui laisserait penser que la révolution française a provoqué un bain de sang et que Robespierre n’était pas banc blanc dans l’histoire est une grossière falsification contre-révolutionnaire de l’histoire.
Chacun sait bien que c’est avec de l’eau de rose que Robespierre, Marat et compagnie exhortaient le peuple à distribuer des colliers de fleurs et des bisous à la noblesse et tous ceux qui pouvaient être suspectés de nourrir des idées contre-révolutionnaires ou non conforme à l’air du temps.

C’est pourquoi monsieur Pflimlin, tant qu’il est encore là, est prié de mieux se tenir s’il ne veut pas finir la tête au bout d’une pique :

nous attendons de votre part que vous preniez toutes les mesures pour que le contenu des émissions à caractère historique diffusées par le service public, soit marqué d’un esprit de sérieux et de rigueur historique.

… et par la même occasion, que son successeur se tienne pour dit que désormais l’orthodoxie idéologique des chaines publiques sera surveillée de plus près que sous le très laxiste gouvernement précédent, par un CSA déjà mis en demeure deux fois en une semaine de mieux contrôler les médias.

La gauche s’extrêmedroitise ?

On ne sait que trop que la droite s’est droitisé, souvenez-vous, les pains au chocolat et tout ça, mais la gauche ne prend-elle pas une direction parallèle ?

La proximité des thèses et du langage est souvent troublante. Tiens, prenez ce tweet :

Vous allez dire que c’est de l’humour et qu’en plus son auteur, notoirement de gauche, ne saurait être soupçonné de mauvaise idéologie.

Faisons une expérience : remplacez Benyamin par "Mamadou" ou un autre prénom à consonance afro. Toujours de de l’humour ?